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Paroisse Calais Pentecôte-Blanc-Nez

Edito du 30/12 : Pourquoi la paroisse ne rénove pas toutes les églises ?
Une église en ruine © MichaelGaida - CC0 Creative Commons

Edito du 30/12 : Pourquoi la paroisse ne rénove pas toutes les églises ?

Cascades d’eau dans le déambulatoire, façade noircie, pierres rongées par les ans, éclairages extérieurs se balançant au bout de leurs câbles… Il faudrait agir ! des morceaux de voûte s’écrasent régulièrement dans l’abside et inexorablement la situation s’aggrave. La paroisse en réalité ne peut pas faire grand-chose, elle n’en a ni les moyens, ni le droit.

En effet, au printemps 1870 la nouvelle église est inaugurée mais vingt-cinq ans après, en 1905, la loi de séparation des Églises et de l’État établit que tous les biens immobiliers de l’Église catholique reviennent à l’État. Cette nouvelle spoliation, plus d’un siècle après le vol des biens ecclésiastiques par la république révolutionnaire, a pour conséquence que tous les bâtiments construits avant 1905, sont généralement, propriété des communes.

L’église saint Pierre (comme Notre-Dame, le Sacré-Cœur, saint-Pierre saint Paul, sainte Marie Madeleine) appartient donc à la ville de Calais.

La loi prévoit cependant que le curé en est l’« affectataire». C’est à lui et aux fidèles que revient le droit d’utiliser le bâtiment qui est « affecté exclusivement au culte catholique ». L’affectation cultuelle donne des droits pour utiliser, aménager, organiser le bâtiment comme il l’entend. En revanche, pour tout ce qui touche à la structure de l’édifice et aux travaux c’est à la commune de gérer les éventuels travaux en tant que propriétaire du bien ; elle doit aussi s’entretenir avec le curé des travaux. C’est d’ailleurs la ville qui serait responsable en cas d’accident dû au délabrement.

Mais, malheureusement, rien n’oblige absolument notre propriétaire à faire des travaux ; sauf si cela menaçait notre sécurité ou entravait notre liberté de culte. Cependant la commune a le devoir moral d’assurer la conservation de notre patrimoine pour les générations futures. Il nous faut donc demander, demander encore, et attendre… en espérant qu’aucun accident ne se produise.

Abbé Louis-Emmanuel Meyer

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