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Edito du 01/04 : Je crois.
"Si la mort est bien morte, la paix et la joie pourront à nouveau illuminer" © Geralt - CC0 Creative Commons

Edito du 01/04 : Je crois.

C’est le cri de Pâques, ce cri de confiance que nous exprimons avec la même fraîcheur que les premiers disciples il y a presque 2000 ans.

Pâques, ce n’est pas un anniversaire évoquant un fait lointain. La Résurrection nous concerne tous aujourd’hui encore. Si le Christ a vraiment vaincu la mort, il a ouvert une brèche de lumière dans le mur infranchissable des ténèbres.

L’espérance n’est pas vaincue et il faut le clamer avec force et joie dans notre société déprimée qui doute de tous et de tout. L’événement de la résurrection est vraiment le socle sur lequel nous sommes invités à construire notre vie sur du solide. La lumière de Pâques doit vraiment éclairer tous les aspects de notre vie personnelle et sociale. Si la mort est bien morte, la paix et la joie pourront à nouveau illuminer nos relations familiales, professionnelles, paroissiales et autres. La foi n’est pas un domaine privé, secret, enfermé dans nos églises. La lumière pascale illumine tous ceux qu’elle touche. Cette lumière peut éclairer toute la terre. Il n’y a rien d’écrasant et d’opprimant dans cette intuition. On ne veut rien imposer par la force à ceux qui ne croient pas. Dans ce cri de joie de Pâques, tout y est vie, liberté retrouvée et espérance redonnée. Ne doutons pas de l'originalité de notre foi chrétienne qui apparaît de plus en plus dans une société qui se cherche. La joie de croire nous stimule à proposer une réponse sans cesse mieux adaptée aux besoins du monde qui nous entoure.

Oser dire « je crois » c’est oser s’ouvrir à cet ouragan de vie d’amour que la résurrection a suscité dans l’histoire des hommes.

Mais on ne croit pas tout seul. La foi nous l’avons reçue de l’Eglise, et c’est dans la communauté que nous l’entretenons pour avoir l’audace de la proposer ailleurs. Pâques, c’est la joie d’être l’Eglise, pauvre de la pauvreté des pécheurs que nous sommes mais riche de l’amour infini de Dieu.

Le « je crois » de Pâques est donc à la fois un cri d’amour pour Dieu, pour l’Eglise et pour le monde.

Que cette fête nous remplisse du bonheur de Dieu et fasse de chacun de nous un témoin serein de l’Evangile pour la joie du monde.

Père Bryan SULTANA

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